Conseil du mois de janvier 2012
VRAI ou FAUX ?
Ce n’est pas dans l’obésité infantile en soi, mais dans l'obésité qui perdure jusqu'à l'âge adulte que réside le risque cardiovasculaire.
Selon une étude parue récemment dans le New England Journal of Medicine1, l’enfant obèse qui a soigné son obésité ne semblerait pas encourir davantage de risques cardiovasculaires à l’âge adulte en comparaison des personnes n'ayant pas de problème de poids.
Les chercheurs ont constaté que les enfants en surpoids ou obèses qui le sont restés à l'âge adulte avaient plus de risques d'être atteints des facteurs de risque cardiovasculaire suivants : diabète de type 2 (x 5), hypertension artérielle (x 2,5), dyslipidémies (x 2 pour l'hypercholestérolémie) et athérosclérose.
A l'inverse, les enfants en surpoids ou obèses qui sont devenus « non-obèses » à l'âge adulte présentaient les mêmes risques de développer une maladie cardiovasculaire que les personnes qui n'ont jamais eu de problème de poids. Ceci est très encourangeant !
Il est donc absolument essentiel que l'obésité infantile ne perdure pas et ne se développe pas à l'âge adulte. Pour ce faire, les programmes de prévention du surpoids chez les enfants ont donc toutes leurs raisons d'être.
1. Juonala M., Magnussen C., Berenson G. and al. (2011) : « Childhood Adiposity, Adult Adiposity, and Cardiovascular Risk Factors ». The New England Journal of Medicine 365:1876-1885
